Château deVillarceaux
L'un des plus beaux sites historiques de l'Ile de France, merveilleux jardins de la Renaissance, XVIIIème et XIXème. Très beau château meublé.

Dates et Horaires d’ouverture
Le Domaine de Villarceaux est ouvert au public :

Basse saison :
du 2e week-end d’avril au 1er juin et du 1er septembre à l’avant dernier week-end d’octobre
les mercredis, samedis, dimanches, jours fériés et « ponts » de 14h à 18h (dernière visite à 17h)
Haute saison :
du 1er juin à fin août tous les après midi sauf le lundi (mêmes horaires)
Tarifs
Entrée Gratuite. Visites obligatoirement guidées.
Visites de groupes
Tous les après-midi (sauf lundi) d’avril à octobre sur réservation (au moins 10 jours à l’avance)
pour réserver une visite de groupe (au moins 10 personnes)
par email : domainevillarceaux@yahoo.fr
ou 01 34 67 74 33 (répondeur enregistreur) ou au 01 53 85 51 85 (du lundi au vendredi).
Ateliers pédagogiques pour les écoles primaires
Sur réservation au 01 53 85 51 85 (du lundi au vendredi).
Programme de saison culturelle
A Villarceaux ou sur demande au 01 53 85 51 85
Stationnement
Parking gratuit pour cars et véhicules de tourisme (suivre les panneaux).

Pour nous écrire
Monsieur Th. La Bussière, Conservateur du Domaine de Villarceaux
Région Ile-de-France 35 Bd des Invalides 75007 Paris
Par email : domainevillarceaux@yahoo.fr

Tél : 01.34.67.70.83 & 01.34.67.74.79

La création du Château du Haut (XVIIIème)


Elle a provoqué une évolution sensible du parc existant en 1745. En effet, quinze années plus tard, celui-ci, forêt à l’origine, devenait un parc ordonné à la française en deux parties :
Une partie haute axée sur le château, composée d’allées bordées d’arbres taillés en ménageant des perspectives sur celui-ci.
Une partie basse, axée également, composée de parterres, vertugadin et tapis planté, rachetant la déclivité du terrain et ménageant une grande perspective sur les bassins et jardins du Château du Bas.L’allée d’axe de la partie haute est pavée, les autres simplement revêtues en terre stabilisée. Les bâtiments se composent alors du château, des communs et de l’ensemble d’entrée regroupant la grille, les douves sèches et deux pavillons.

Des petits bâtiments ou aménagements annexes apparaissent également : la glacière et la fontaine, près du grand bassin.
Au cours des XIXe et XXe siècles, plusieurs modifications sont apportées :
Construction d’une orangerie et de son chemin d’accès, à l’est du château. Bâtiment construit vraisemblablement avant 1880, c’est un élément essentiel de la vie du château puisqu’il permettait de conserver durant la période hivernale les orangers qui ornaient les façades du château. Les photographies des années 1880 nous montrent le château ainsi décoré.
Construction, à la fin du XIXe siècle, de deux citernes permettant l’irrigation des parterres du Château du Haut. Situées près du pavillon d’entrée Ouest, elles étaient alimentées par un réseau souterrain depuis les bassins du Château du Bas. Il ressort de cette analyse que malgré les évolutions logiques subies par le domaine de Villarceaux, celui-ci a en grande partie gardé son caractère d’origine, renforcé en 1755 par la création du Château du Haut.
En effet, les limites et tracés généraux des bassins, jardins et bâtiments du Château du Bas, subsistent presque intégralement depuis 1745.
Il en est de même pour le Château du Haut depuis 1755, date à laquelle le domaine fut vraiment semblablement clos des murs qui le cernent encore aujourd’hui sur la totalité de sa périphérie.

Une plaque très explicite fixée sur un mur du sous-sol nous donne tous les renseignements nécessaires.
Les dates sont précises : 1755-1759, le nom de l'architecte également : Jean-Baptiste Courtonne, fils de Jean, architecte de Matignon et de quelques autres hôtels, professeur de l'Académie Royale d'Architecture et auteur célèbre en son temps d'un " Traité de perspective ".

Jean-Baptiste Courtonne, son fils, est l'architecte d'exécution d'un château conçu selon les principes de son père : cela expliquerait l'omission faite sur l'inscription de signaler le prénom du " Sieur Courtonne " à la différence des autres noms.
C'est Charles-Jean-Baptiste du Tillet, Marquis de la Bussière et de Villarceaux qui fit bâtir ce château après avoir abandonné le manoir où avaient vécu ses prédécesseurs.

Le parc possède quatre entrées : l'entrée principale au nord (pièce de ferronnerie Louis XV) avec ses pavillons, la grille Est, dite grille des Tourelles, aux maçonneries imposantes, la grille Sud donnant accès au vieux château et la grille Ouest, la plus proche de Chaussy, à proximité de l'ancienne scierie.
Le château est conçu selon un schéma évoquant celui d'un hôtel " entre cour et jardin ".


Deux pavillons bornent l'entrée, comme à l'hôtel Matignon. L'arrondi entre les pavillons et la grille, permettant à Paris le mouvement des carrosses, est même respecté : c'est un " saut-de-loup " ou " ha-ha ", c'est-à-dire un petit fossé.
La plaine du Vexin permet une implantation des bâtiments plus aérée que dans Paris intramuros, mais le château, comme les hôtels parisiens, ne se conçoit pas sans plusieurs bâtiments annexes :
Les deux petits pavillons cités plus haut, implantés de part et d'autre de la grille principale. L'inventaire dressé à la Révolution parle d'un " logement de concierge " pour l'un (transformé plus tard en chapelle) et d'un " logement de garde " pour l'autre.
Les communs proches du château, implantés autour d'une vaste cour ouverte au nord. Une auge de pierre, conservée dans la cour, porte la date de 1783
L'orangerie, construite dans le courant du XIXème siècle et dont le cadastre actuel montre son implantation non loin des communs sur les flancs du coteau bien exposé au sud.

Joyau du patrimoine historique francilien, le domaine de Villarceaux joue de tous ses atouts pour séduire le visiteur. Multiple comme ses perspectives, ce site, tour à tour caché et dévoilé par un savant jeu de jardins, de terrasses et d’eau, propose au flâneur un voyage dans l’histoire et dans le temps.
La Région Ile-de-France est fière de vous y accueillir !
Bienvenue à tous.


Le domaine de Villarceaux constitue aujourd'hui un ensemble unique par sa taille et sa diversité. Il comprend :un vieux château (Chateau du Bas) dont le charme actuel réside dans une certaine hétérogénéité et qui garde secrète l'histoire de sa construction. Aucun document écrit ne subsiste en effet apparemment à son sujet. Il conserve le nom de " Manoir de Ninon ". un château construit d'un seul élan au milieu du XVIIIème siècle séduisant, au contraire, par sa sobriété et l'étonnante impression de force et de beauté qu'il dégage (le " Château du Haut "). enfin, un immense territoire qui comporte, au creux d'un vallon, un jardin "Renaissance" aux nombreuses sources (32 dit-on) que bordent pièces d'eau et étangs ; une saignée dans le bois du coteau dans l'axe du Château du Haut, au milieu d'un parc de 63 hectares dans un domaine total de 815 hectares au cœur du Vexin français. Villarceaux put ainsi vivre longtemps de ses revenus agricoles et piscicoles.
Le parc de 63 hectares clos de murs et les bâtiments qui l'occupent ont été classés parmi les Monuments Historiques par arrêté ministériel du 10 septembre 1941.


Depuis 1989, le conseil régional d’Ile-de-France a engagé un vaste programme de restauration du domaine, dans le cadre d’un bail de 99 ans signé avec la Fondation Charles Léopold Mayer pour le progrès de l’Homme. Les bâtiments ont été restaurés, sous la conduite de Pierre-André Lablaude, Architecte en Chef des Monuments Historiques.

http://photos.jemenvol.net

http://www.iledefrance.fr/pages/villarceaux/haut.htm

Itinéraire de promenade dans le Parc du Manoir de Villarceaux


Nous vous conseillons, pour vos premières promenades de parcourir les sites de Villarceaux dans l’ordre des numéros : un plan général du parc leur permet de retrouver aisément les sites de cet itinéraire.

1. LA GRILLE DE VILLARCEAUX
Sur les piliers de la porte du manoir, les deux « pot à feu » dans le style XVIIe, symbolisent, selon la tradition, la flamme de Villarceaux pour Ninon et celle de la jeune femme pour le Marquis. S’engager dans l’allée conduisant au Manoir, puis tourner sur votre gauche : à droite, en contrebas, la Maison de Ninon.

2. LA MAISON DE NINON
Elle constitue la façade Est du Manoir. Le collier de l’Ordre de Saint-Michel sculpté sous sa voûte nous rappelle les Seigneurs de Bourg et de Trie, maîtres de Villarceaux jusqu’en 1508. Selon la tradition, Ninon passa l’été 1654 dans cette maison. Depuis 1522, Villarceaux appartenait aux Mornay.

3. LA TOUR SAINT-NICOLAS
A l’angle d’une cour, la plus haute tour de l’ancien manoir du XVe Siècle, la tour Saint-Nicolas. Elle abritait sous sa toiture un pigeonnier, au premier étage une chapelle, au rez-de-chaussée la prison du domaine, dans la cave une source d’eau vive. Prendre à l’extrémité droite de la cour, le petit escalier.

4. LA TERRASSE SAINT-NICOLAS
Après avoir longé l’allée située sous l’autre face du mur de la Tour, on distingue au pied de la Tour Saint-Nicolas (dite aussi Tour des Condamnés) 4 créneaux : la tradition veut qu’on y pendît autrefois les sorcières. Sur votre droite, traversez la terrasse Saint-Nicolas, charmant jardin d’inspiration médiévale, composé de « simples », fermé à son extrémité par un couloir de buis taillé.

5. LA « FONTAINE DE JEUNESSE »
Au pied de la terrasse médiévale coule, en cascade, une source toujours fraîche. Ninon aimait boire l’eau toujours pure de la « Fontaine de Jeunesse », source de jouvence selon les légendes de Villarceaux.

6. LA TERRASSE DE LA VINETTE
A angle droit avec la terrasse Saint-Nicolas et en contrebas s’ouvre la terrasse de la Vinette. Vue sur l’étang de la Vinette, creusé au XVIIe Siècle, rebouché au XIXe siècle, puis recréé par le Conseil Régional pour drainer l’eau des sources environnantes. En avançant sur la terrasse, vous pouvez apercevoir le Château du Couvent. Depuis 1160, un prieuré de bénédictines s’était installé à Villarceaux. En 1798, le couvent, devenu « bien national » fut acheté par Lakanal : il fit tout raser. Le Château du Couvent fut reconstruit au XIXe sur les restes de l’ancien couvent. C’est aujourd’hui un Club de Golf.

7. VUE SUR LE MANOIR ET LE HAMEAU DE VILLARCEAUX
En sortant de la terrasse de la Vinette, engagez-vous à votre droite sur la terrasse Italienne.
A mi-parcours, en vous accoudant au vieux mur de la terrasse, vous apercevez maintenant Villarceaux dans son ensemble, manoir et hameau, par-delà les bassins. Continuez jusqu’à l’angle de la terrasse Italienne.

8. LA DEMI-LUNE : PERSPECTIVE SUR LE CHATEAU D’EN HAUT
Par-delà la demi-lune limitant des viviers, l’étang de Villarceaux, bordé sur l’autre rive d’une allée de marronniers, et la perspective des pelouses en pente qui descendent des jardins à la française du Château d’En-Haut. Ce château de style XVIIIe très pur, fut bâti par Jean-Baptiste Courtonne, fils de l’architecte de l’Hôtel de Matignon, est désormais ouvert à la visite.

9. L’ALLEE DE PROMENADE LONGEANT L’ETANG
En descendant maintenant sur votre gauche, vers l’étang, mais sans prendre la chaussée qui unit les deux rives, engagez-vous dans la promenade longeant l’étang. A mi-chemin, cette allée vous réserve une vue plus rapprochée, vers les pelouses et les jardins du château d’En-Haut.

10. LA CASCADE DU MIROIR
Au bord de l’étang, un petit bâtiment rappelle l’emplacement du moulin seigneurial, dont les meules étaient nues par l’eau de l’étang. Ce moulin fut transformé en scierie au XIXe siècle. Au bout de l’allée longeant l’étang, vous passez à la hauteur du Bassin du Miroir, devant la Cascade à l’Italienne qui alimente le bassin : il a reflété la beauté de Ninon de Lenclos, qui, dit-on, s’y est rafraîchie et baignée sous les yeux de Villarceaux durant l’été de son séjour au Manoir.

11. LES ALLEES DU CLOCHER
Au dessus de la cascade, s’ouvre une longue allée, où Ninon venait se délasser des lectures et méditations qui, à l’imitation de Montaigne, son auteur préféré, la tenaient souvent enfermée dans sa Tour. La longue allée du Clocher débouche sur une vue de Chaussy et de son clocher. A mi-chemin, par-dessus la Cascade, très belle vue sur le château XVIIIe. Un diplôme de Charles-le-Chauve, dès 853, fait déjà mention de Chaussy, un des plus anciens villages du Vexin. Les moines bénédictins de la célèbre abbaye de Saint-Wandrille en furent les premiers seigneurs. Contournez l’étang jusqu’au vertugadin.

12. LE VERTUGADIN
Empruntez les pentes et les escaliers de Vertugadin pour arriver sur le terrasse du château XVIIIe.
La vue plonge alors sur le grand étang et à l’extrémité des jardins à la française, le vertugadin alors devenu invisible, laisse croire à un pic vertigineux. Contournez le château par la gauche et prenez place au centre de sa façade côté cour.


Le parc de Villarceaux illustre la variété même du Vexin français : vallon aux sources nombreuses, pentes boisées et plateau. Dans le vallon où fut bâti le premier château fut construit un jardin dessiné dès le XVIème siècle par Nicolas de Mornay, que l’on appelle le Jardin « François 1er ». Le plan-terrier de 1745 en donne un état plus précis que l’état actuel. Terrasses, bassins, sources et buis taillés conservent encore à ces lieux un charme indéniable. Entre les deux, un talus en vertugadin, c’est-à-dire concave, très raide, rattrape la différence de niveau. Un escalier d’une dizaine de marches et une rampe sablée en fer à cheval permettant de le franchir. Huit grandes et belles statues prvenant du ch^teau d'Ambleville et deux groupes d’enfants décorent ce lieu. Ils ont été rachetés par le Département du Val d’Oise en 1975 et sont restés en place. Les statues proviennent de la Villa d’Este à Côme ou de la villa Altieri à Rome, où elles avaient été installées en 1878. Elles mesurent environ deux mètres de haut et portent des inscriptions en italien : Diana – Indimione – Angelica – Contento – Anfritite – Virtu che strugge il villica (la vertu combattant le vice). Speranza che nutri Amore (l’espérance nourrissant l’amour) – Tempo che scoppa Verita (le temps découvrant la vérité)

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