Palais des TUILERIES

Construit à partir de 1564 par Philibert de L'Orme pour Catherine de Médicis qui voulait s'éloigner de Paris, ce palais tire son nom des anciennes tuileries installées sur ces terrains depuis des décennies.
Une grotte construite en 1565 était ornée de faïence de Bernard Palissy, à décor de crustacés, serpents et plantes moulés au naturel.
Le jardin est planté en 1594 par Pierre Le Nôtre, grand père d'André. Modifié une première fois en 1600 par Claude Mollet, les parterres sont distribués en damier. A l'époque le jardin est clos de murs. En 1662 Louis XIV donnera son fameux Carroussel en l'honneur de Mademoiselle de la Vallière.
Le Vau est chargé de restaurer le château en 1664, suite aux ordres de Colbert, suivant les désirs du Roi.
Michel Le Bouteux plante des palissades de jasmins et de myrtes, des figuiers, des jacynthes bleues, des lauriers cerises, et des fleurs : roses, tulipes et narcisses. Le Nôtre et Le Vau remplacent la ruelle passante qui séparait le palais du jardin par un somptueux perron, permettant ainsi de prendre du recul et de la hauteur pour admirer les nouveaux jardins. Il crée des bosquets dont celui de l'Amphithéatre ou l'on donne la comédie. L'allée centrale aboutit au grand bassin d'un diamètre de 60 m, lui même encadré de rampes en fer forgé, orné d'un coté du Nil, sculpture de Lorenzo Ottoni vers 1688, et du Tibre, sculpture de Pierre Bourdi de 1688, délimitant ainsi la fin du jardin, devant la place de la Concorde actuelle.
L'Escalier de l'Esplanade des feuillants, dessiné par le Nôtre, avec l'Orangerie construite sous Henri IV sur la terrasse, remplacée au XIX par celle que nous voyons de nos jours.
Renard amenage les allées hautes en terrasses, qui furent détruites en 1668 par le prolongement du palais des Tuileries et par la création de la perspective, plus connue actuellement sous le nom des Champs Elysées. On peut penser que cette perspective voulue par le Nôtre a donnée la physionnomie actuelle de la capitale.
La salle de Spectacle créée en 1769 par le Camus est située en face des Champs Elysées, qui se continue jusqu'à la barrière de Neuilly, puis jusqu'au pont de Neuilly.
Les chevaux de Marly sont placés à l'entrée des Champs Elysées, sous la Convention et le régime suivant continue la plantation des Champs Elysées.
Sous l'Empire le jardin des Tuileries est un lieu à la mode. Une chaise est louée deux sous. Les parterres sont composés de quatre carrés de gazon, bordés de fleurs, qui ont remplacés ceux bordés de buis. Napoléon fit fermer d'une grille les terrasses le long de la Seine pour pouvoir tranquillement prmener le roi de Rome.
LA STATUAIRE DES TUILERIES EN 1814
On dénombre 73 statues en vases dans les jardins des Tuileries en 1814. Parmi lesquelles quelques antiques sont exposés dont une statue de Minerve et un Narcisse
Parmi les statues XVIIème et XVIIIème sur les terrasses du palais, coté Rivoli, on peut vois trois statues de Coysevox : Flore, Hamadryade et un Joueur de Flute, et du coté de la Seine trois statues de Coustou : deux Nymphe dont une Chasseresse et un chasseur au repos.
Sur l'escalier coté Seine on peut admirer le Laocoon, chef d'oeuvre du genre et un Apollon Pythien ramené de Rome.
A la suite dix muses décorent le bassin octogonal près de la place Louis XV.
Sur le parterre du palais, plusieurs statues antiques ou d'après l'antique, mais surtout le Rémouleur des frères Keller, l'Enlèvement de Cybèle par Regnaudin, l'Enlèvement d'Orythie par Borée, statue commencée par Marsy et Flamand et deux groupes de Le Pautre : La Piète Filiale ou Enée et Arrie et Poetus.
Du coté des allées parallèles au palais on peut voir une copie de l'Hercule Farnèse par Comino.
Du coté gauche du bassin octogonal, on trouve Apollon et Daphné, un Faune et un berger, Bacchus et Hercule, deux lutteurs, un Sanglier, Scipion l'Africain, Flore ou le Printemps, Vertumne ou l'Automne, Silène et Bacchus et Agrippine.
Autour du bassin octogone sont placés quatre groupes représentant les fleuves dont le Nil et le Tibre de Vanclève. La Seine et la Marne font face au goupe du Rhone et de la Saône sculpté à Rome par les pensionnaires de Louis XIV.