André LE NÔTRE
Château de SCEAUX

Il y avait un petit château au XVème siècle, remplacé à la fin du XVème par une construction plus grandiose, à la hauteur du rang fraichement acquis des Potier, famille parisienne devenu duc de Tresmes et baron de Sceaux.

Le château de Sceaux fut la résidence de Colbert à partir de 1670, idéalement situé, à une heure de Versailles et très près de Paris. Pendant sept ans il fait agrandir, à l'économie, le château existant par Claude Perrault et construire le pavillon de l'Aurore décoré par le Brun et recemment restauré en 1999 et le pavillon des Quatre vents aujourd'hui détruit.

Les jardins sont aménagés à cette époque par Le Nôtre qui donne les dessins du bassin de l'Octogone, de la cascade et de la salle des antiques. Il aura fort à faire, car le terrain de Sceaux est très escarpé. Il prendra le parti de faire deux axes, l'un Est-ouest, partant de la façade du château vers la route principale en passant par la plaine des quatre statues et l'autre Nord-sud, du bassin de l'Octogone, en passant par la Grande Cascade. C'est Le Brun qui dessine les fontaines d'Eole et de Scylla. Le grand escalier d'eau est impressionnant par sa longueur et sa force tranquille. Le Nôtre est jardinier et paysagiste.

En 1677, Colbert reçoit Louis XIV à Sceaux et à cette occasion on joue pour la première fois le soir Phèdre de Racine après avoir suivi Hermione l'après midi. Le Roi reviendra à Sceaux pour une autre fête donnée par le fils de Colbert le 16 juillet 1685. Au programme, visite des jardins en chaise à porteur, promenade en gondole sur le grand canal, aubade de musiciens invisibles dans les bosquets, Feux d'artifice et pour terminer souper dans la nouvelle Orangerie qui a remplacée l'ancienne qui était située dans une aile du château. Une dernière fête royale sera donnée pour la duchesse du Maine en 1697.

Son fils,le marquis de Seignelay, ministre de la Marine, acquièrt de nouveaux terrains et agrandit ainsi considérablement le domaine qui passe à 225 hectares. Hardouin Mansart construit une seconde orangerie au milieu de jardins créés par Le Nôtre, avec un canal creusé sur 1 km en 1687 - 1688 et construit la terrasse des Pintades surplombant la plaine des quatre statues située devant le château. Cette plaine comprends trois bassins et le Grand Parterre. Après sa mort, les travaux sont poursuivit, par la construction du Canal de Seignelay, reliant ainsi l'Octogone au Grand Canal.

En 1700, l'un des batards de Louis XIV, le duc du Maine achète le domaine aux héritiers de Seignelay et fait construite la Ménagerie. Son petit fils, duc de Penthièvre en 1775 hérite du domaine et en 1786, cède à la mode d'alors et remplace les jardins formels de le Nôtre par un parc à l'anglaise, le tout agrémenté de vingt trois bosquets disséminés. C'est sa fille Louise Marie Adélaïde, duchesse d'Orléans, mère de louis-Philippe qui héritera du domaine.

La Révolution est fatale au domaine qui est démantelé. Le Directoire fait vendre le domaine qui est acquis par Hypolyte Lecomte qui fait détruirte le château en 1803. Il est remplacé par l'actuel construction en 1856, batît pour le duc de Trévise. Le domaine est à nouveau vendu en 1923 au département de la Seine.

La grande cascade de Sceaux a été restaurée, mais on a pas pu refaire les vasques et la disposition d'origine des bassins. D'en haut on aperçoit l'Octogone avec son Grand Jet et la perspective de la Croix de Berny

Un plan daté de 1785 de Champin et Cicille montre les jardins à cette époque dans un état très proche de celui de 1727 publié par Mariette.

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