Marly
Un projet d'André Le Nôtre conservé au Musée Royal de Stockholm, datable de 1685 /1693 représente une cascade entourée de deux escaliers d'eau amenant à un bassin lui même allimenté de cascades en escalier.

Mais on pense que Le Nôtre ne participa point ou très peu à l'élaboration et à la construction de ces merveilleux jardins, domaine très privé de Louis XIV. Grace aux archives conservées, on peut penser, sans doute que les jardins de Marly ont couté plus cher que ceux de Versailles. En effet pendant de nombreuses années, plus de 5000 jardiniers ont travaillé dans les jardins de Marly, des milliers d'arbres ont été planté adultes, des millions de fleurs ont ornées Marly pour le seul plaisir du Roi. Il faut s'imaginer que d'une semaine à l'autre les bosquets changeaient de forme, les parterres de fleurs et ceci que l'on soit en été ou en hiver. Le temps n'avait pas d'effet à Marly.

Malgré tout on connait des projets de Michel le Bouteux, collaborateur de Le Nôtre. Louis Lerusé, maitre d'oeuvre du parc a dû suivre les indications de Le Nôtre, puisque l'on peut penser que les deux axes principaux, l'un partant de la Grande Cascade à l'Abreuvoir, Nord - Sud et l'autre perpendicilaire, de la grille royale jusqu'au Belvédère du Grand Parc, Est - ouest sont une signature du maître.

C'était à l'origine deux petits village : Marly Le Bourg et Marly Le Chatel, rachetés en 1676 et 1693, par Louis XIV, devenant ainsi Marly Le Roi.
Mansart va proposer au Roi non pas un château unique mais 13 pavillons dont un principal.

Marly est constitué d'un pavillon central, celui du Roi, dit Pavillon du Soleil, dominant quatre bassins, eux mêmes bordés de chaque coté de six pavillons dits "Pavillons des mois"réservés aux invités, le tout terminé par une cascade et un abreuvoir monumental, toujours en place. Chaque façade est décorée de pilastres, colonnes et sculptures peintes en trompe l'oeil. Symbol d'une monarchie de plaisir et dépensière, le domaine sera peu entretenu après la mort de Louis XIV et sera vendu en 1798. Le pavillon central du Soleil sera détruit en 1816. Entre 1686 et 1715 Louis XIV sera venu pas moins de 300 fois. Malgré l'inconfort des lieux, on se disputait l'honneur d'y être invité. Un jour Louis XIV faisait remarquer à l'un d'eux qu'il pleuvait, ce dernier répondit "Sire, à Marly, la pluie ne mouille pas".
Le pavillon central, royal était à deux étages, et seulement les encadements des fenètres, la balustrade, les pots à feux et sculptures de la toitures ainsi que le chainage étaient en pierre sculpté. Tout le reste était peint en trompe l'oeil. Le fronton représentait le lever du soleil d'un coté et le coucher du soleil à l'est. Au rez de chaussée il y avait un salon central sur deux étages qui était déservi par quatre vestibules identiques, desservant eux même quatre appartements. Le premier étage était amputé de qatre puits de jours éclairant le grand salon central .

Hardouin Mansart a peuplé le jardin de statues. Parmi les bosquets on trouve celui d'Apollon poursuivant Daphné et celui d'Hippomène poursuivant Atalante.

Le bassin des carpes est bordé d'une balustrade en fer forgé et doré, avec des oiseaux en tôle peinte au naturel comme ornement central de chaque partie. Le fond du bassin était tapissé de carreaux en céramique peinte.

La Cascade Champètre entièrement tapissée de coquillages date de 1696, et fait partie du bosquet du Levant ou de Louveciennes.

L'axe central devant le pavillon du Soleil, sert d'écrin aux plus belles statues. La Renommée et le Mercure d'Antoine Coysevox, ainsi que les fameux chevaux de Marly ornent le fer à cheval. C'est en 1745, que les groupes de Guillaume Coustou remplaceront ceux de Coysevox.

Le Bois de la Princesse conçu à l'extrème fin du XVIIème comportait des allées sinueuses, alors peu répandus dans les jardins à la Française. Ce jardin n'existe plus.

L'eau est amené à Marly par le canal de l'Eure et par la fameuse machine de Marly qui monte l'eau de la Seine à Louveciennes. L'eau est présente partout, il n'y a pas un endroit ou une fontaine , un bassin, nappes, jets... ne soient présents. Le réseau hydraulique a été réalisé par rennequin Sualem, d'origine flamande.

La Ramasse était un jeu très en vogue à Marly. Composé d'une berline sur roue, placée sur des rails, c'était le grand huit de l'époque, le jeu des sensations fortes...

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