Le XVIIIème siècle commence à la mort de Louis XIV et se termine à la Révolution; c'est un siècle court mais riche. La Régence de Philippe d'Orléans est un véritable ballon d'oxygène pour la liberté des moeurs et des arts.
Il est amusant de constater qu'avec les fouilles d'Herculanum, de Soufflot et du marquis de Marigny, frère de la Pompadour, on revient dans les arts aux lignes droites, aux formes pures. Pour les jardins presqu'à la même époque on abondonne le jardin régulier pour les jardins sinueux mis à la mode en Angleterre selon tendance naturaliste en vogue. On a déjà à ce propos songé que si le Nôtre avait vécu, il aurait certainement céder à la mode naturaliste. Jusqu'à la Révolution, néanmoins, le jardin formel gardera sa prédominance en France.
Monique Mosser, dans son étude des jardins réguliers, remarque que Marly est une transition entre le formel Louis XIV, et le XVIIIème, par sa fantaisie et les prémices d'une certaine intimité presque inexistante au XVIIème par la sacro sainte Etiquette .
En 1709 parait la Théorie et la Pratique du jardinage, attribuée à Antoine Joseph Dezallier d'Argenville, amateur et collectionneur, créateur de ses deux jardins de Bezons et Bièvres. Durant le XVIIIème siècle huit éditions de cet ouvrage seront publiées. Un autre ouvrage également vulgarisa les dessins et projets de jardins à travers la grande Encyclopédie. Blondel publia en 1737 son livre sur la Distribution des< maisons de plaisance et de la décoration des édifices en général.
Les jardins de Stanislas Lesczynski à Lunéville sont typiquement du XVIIIème siècle et reflète la fantaisie qui avait peut être manquée au siècle précédent.
Les jardins ouverts au publique se dévelopent.